Interview avec Sandra Minichello employée commerciale chez Decoreno

Après une formation « employée commerciale » à Interface3, Sandra Minichello a décroché un emploi chez Decoreno, une grande entreprise spécialisée en fabrication et placement de châssis. De la coiffure à l’administration, d’un monde de femmes à un monde d’hommes… histoire d’une reconversion réussie, et comme Sandra le dit, d’ une nouvelle vie qui commence.

Bonjour Sandra et merci de nous accorder cette interview. Aujourd’hui, en tant qu’employée commerciale chez Decoreno, que fais-tu au quotidien ?

Decoreno est une entreprise spécialisée en fabrication et placement de châssis, ses clients sont surtout des entrepreneurs de la construction. Je m’occupe de répondre aux demandes d’offres de nos clients, par mail, téléphone et quand ils viennent chez nous.  Il m’arrive également de faire des présentations de nouveaux modèles au show-room. Quand le client est d’accord avec notre premier devis, nous analysons plus en profondeur  ses besoins et nous lui envoyons une deuxième proposition.  Après signature du bon de commande de la part du client, l’ordre passe à l’usine et le matériel est fabriqué. Nous n’avons pas droit à l’erreur car tout est fait sur mesure. C’est un travail administratif qui demande de la précision et en même temps un travail de contact, de « relation clients ». Pour moi, c’est l’idéal !

Comment as-tu décroché cet emploi ?

Suite au stage de six semaines, à la fin de la formation chez Interface3. Une amie d’une amie travaillait chez Decoreno, c’est ainsi que j’ai postulé en tant que stagiaire. Je n’espérais pas, au départ, être engagée ! J’ai commencé à penser que c’était possible vers la fin du stage, car j’ai eu le sentiment que je devenais opérationnelle et que j’étais en mesure d’apporter un vrai plus à l’entreprise.

Quels sont, d’après toi, tes points forts, ceux qui ont encouragé Decoreno à t’engager ?

Mon envie de travailler, le fait de m’en sortir avec la bureautique et les logiciels, ma compréhension du monde de l’entreprise et du contact avec les clients. A ce propos, j’ai su ensuite que mon employeur a été très sensible au fait que j’étais en mesure de répondre au téléphone d’une manière professionnelle. Je me souviens encore que le premier jour, le téléphone a sonné et on m’a demandé de répondre.  Je me suis entendue répondre « Decoreno, bonjour, que puis-je pour vous ? » alors que je venais tout juste de débarquer dans l’entreprise ! Suite à mon stage, Decoreno m’a proposé une formation en FPI [1], pendant laquelle j’ai pu m’améliorer. C’est à la fin du FPI que j’ai eu mon contrat à temps indéterminé. 

Faisons un pas en arrière : raconte-nous ce qui t’a décidée,  il y a deux ans environ,  à pousser la porte d’Interface3.

Mon état de santé ! J’ai travaillé pendant des années dans la coiffure : c’est un métier physiquement assez dur, l’air de rien. Après mon premier enfant, mon hernie discale s’était aggravée, et j’ai fini par subir une intervention chirurgicale en 2006. Ensuite,  les médecins m’ont pratiquement interdit de continuer à exercer un métier où je restais débout toute la journée.  Alors, la réorientation vers une profession  plus sédentaire a été la seule solution possible pour ne pas arrêter de travailler… 

Pourquoi as-tu choisi cette formation d’employée commerciale ?

Je rêvais d’un travail de secrétariat ! A chaque fois que je rentrais dans un bureau, j’admirais les secrétaires : la façon qu’elles avaient de travailler à l’ordinateur, leurs bureaux bien rangés, la gentillesse et le professionnalisme avec le public…

Pourquoi ne pas avoir changé de cap plus tôt ?

Jeune fille, je n’aimais pas l’école. Ma tante était coiffeuse : le salon où elle travaillait, ces femmes qui en sortaient toutes belles, c’était un monde qui m’intriguait beaucoup. J’ai donc arrêté d’étudier très jeune et j’ai commencé une formation  en alternance à l’INFAC. Quand l’on arrête très tôt d’étudier, et que l’on rentre dans une routine de travail, le changement semble impossible. Je me disais « c’est trop tard, j’aurais dû y penser avant ». Si, de plus, on n’a pas des super souvenirs de l’école et on n’a pas non plus beaucoup de confiance en soi,…

Qu’est-ce que tu as le plus aimé de ta formation ?

Côté cours, j’ai beaucoup aimé la bureautique, surtout Word et Powerpoint. Ensuite, la dactylographie, et la rédaction de courrier commercial. Par contre je n’ai absolument pas accroché à la comptabilité… Pour moi, cette formation était une combinaison de travail administratif avec une touche commerciale qui me correspond très bien.

Avec le recul d’un an, quelle est la chose la plus importante qu’Interface3 t’a laissée ?

Interface3 a été pour moi le début d’une nouvelle vie. Pendant la formation, j’ai eu des soucis personnels et du mal à me concentrer sur la formation. C’est le fait d’être dans ce groupe, l’entraide, le soutien mutuel, les encouragements des formateurs qui m’ont permis de tenir bon et de ne pas abandonner. Une de mes collègues du groupe est depuis ma meilleure copine.  Les cours de gestion du stress avec Benoit Mine ont été  très importants pour moi, et la préparation du projet de fin de formation avec les autres… Toute cette expérience m’a redonné confiance en moi. Aujourd’hui, ma situation personnelle s’est nettement  améliorée et je suis fière de mon travail !




[1] Formation Professionnelle Individuelle (FPI) en région bruxelloise, est une mesure d’aide à l’embauche qui vise à favoriser l'engagement de chercheurs d'emploi en leur donnant la formation nécessaire afin de correspondre au profil professionnel recherché. En savoir plus sur
 http://www.actiris.be/Home/HomeEmployeurs/Elargirvotrerecrutement/FormationProfessionnelleIndividuelle/tabid/144/language/fr-BE/Default.aspx