Interview avec Mirjana Kovacevic, administratrice réseaux aux Mutualités Chrétiennes

Mirjana Kovacevic nous raconte sa profession au quotidien entre support réseaux aux utilisateurs, sécurité informatique et nouveaux projets.

Bonjour Mirjana et merci de nous consacrer cette interview. Suite à la formation « administratrice de réseaux informatique », tu as changé complètement  d’orientation professionnelle. Très rapidement, tu es passée du domaine paramédical à la gestion du réseau informatique des Mutualités Chrétiennes (MC). Quel sont, à ton avis, les « plus » de notre formation réseaux  qui t’ont permis une telle conversion ?

C’est une formation très complète et sérieuse, qui offre beaucoup de possibilités. Il suffit de voir le nombre d’annonces de travail dans le domaine des  systèmes et réseaux. L’informatique, une fois qu’on commence à la comprendre, c’est passionnant !

Raconte-nous une « journée - type » de Infrastructure support communication system.

Eh bien, il n’y a pas de «journée - type » : chaque jour est différent et réserve des surprises ; une bonne part de l'intérêt de mon travail, c'est justement cette diversité!

Il y a 3 casquettes  dans ma fonction actuelle.

Tout d’abord, le support réseaux aux utilisateurs. Quand un employé des mutualités rencontre un problème avec la connexion aux serveurs,  notre équipe intervient pour le dépanner le plus  rapidement possible. Nous sommes 9 personnes dans l’équipe network et nous sommes tous polyvalents, même si chacun d’entre nous est spécialisé  dans un domaine spécifique. Le mien, c’est le VPN, qui permet aux utilisateurs de se connecter à distance sur le réseau. C’est l’équipe helpdesk qui nous transfère les demandes d’intervention concernant le réseau ; le plus souvent, donc, nous ne sommes pas contactés directement par les utilisateurs. Cela ne nous n’empêche pas d’avoir leur feed-back une fois le problème résolu, ce qui nous donne beaucoup de satisfaction.

Deuxième casquette : la DMZ [1],  un sous-réseau séparé du réseau de l’entreprise et isolé de celui-ci et d'Internet par un firewall. Ce sous-réseau contient les serveurs qui offrent les services susceptibles d'être accessibles depuis Internet … Le firewall contrôle les accès au réseau interne de l’entreprise pour garantir sa sécurité. Cela signifie qu’une personne malveillante (un hacker) n'aura pas accès au réseau de l’entreprise. Cette partie concernant la mise au point des politiques de sécurité  est très intéressante !

Troisième casquette, ma participation aux projets internes. Notre équipe participe, par exemple, à la mise au point des politiques de sécurité du nouveau site web, à l’implémentation du service VPN sur un nouveau système,…  

Je ne consacre pas chaque jour le même temps à chacune des trois « casquettes » : certains jours, je suis très occupée à résoudre les problèmes des utilisateurs, le lendemain je peux me consacrer complètement  à la DMZ,… 

Qu’est-ce tu aimes le plus dans ton travail ?

Cette variété, qui éloigne toute monotonie du quotidien, me plaît beaucoup. Et puis le contact avec les collègues et les utilisateurs, le travail en équipe, les nouveautés et le sentiment d’apprendre continuellement, les défis qu’on relève chaque jour…

Les possibilités de formation sont un plus : j’ai déjà pu suivre une formation technique sur la gestion des switchs, une formation sur la strongh authentification… Je suis également des cours de néerlandais, qui sont très utiles : non seulement parce que nous sommes à Bruxelles, mais également parce que les MC sont une structure vraiment bilingue.

Comment ton engagement aux MC s’est-il passé ?

J’y ai effectué mon stage d’observation d’une semaine, en juin 2010. Cela a été le déclic. A la fin du premier jour, je me suis dite « c’est ici, que j’aimerais travailler ! ». C’est pourquoi  j’ai effectué également le stage final de 6 semaines aux MC, en janvier 2011. L’encadrement été très bien organisé, l’équipe avait confiance en moi, leur feed-back était très positif à la fin du stage.  Mais  il n’y avait pas de possibilité d’engagement à ce moment-là. J’ai donc  travaillé ailleurs pendant 6 mois et après cette première expérience, j’ai été engagée aux MC. Cela s’est passé très rapidement : j’ai quitté mon premier emploi au mois d’ août, et au mois de  septembre j’ai commencé ici.

Pourquoi as-tu décidé de changer de cap, du paramédical à l’informatique, et pourquoi Interface3 ?

J’avais vraiment envie de changer d’horizons !  Mon travail était devenu monotone, et au niveau  des horaires ce n’était pas confortable avec trois enfants. C’est une amie, qui avait suivi la même formation « administratrice de réseaux » chez Interface3  qui me l’a conseillée. « Tu verras,  tu auras des bonnes possibilités de carrière » m’a-t-elle dit.

Je ne savais pas exactement quel était le contenu de cette formation, ni du métier. Le module d’orientation m’a été très utile : après ces 15 jours, au cours desquels on s’initie aux matières techniques, j’étais sûre que je pouvais réussir et que je voulais continuer. Je me souviens que nous avons même fait un « petit examen » à la fin du module : nous avons dû configurer un mini-réseau, avec un switch et des pc.  Quelle satisfaction de réussir, de voir que le réseau fonctionnait !

Quels conseils donnerais-tu à d’autres femmes qui se lancent maintenant dans cette formation ?

Au début de la formation, on risque de se décourager, car le rythme est soutenu, avec des nombreuses  informations à assimiler… tenez bon et osez demander aux formateurs de réexpliquer : vous êtes là pour apprendre.

Il s’agit d’une année intensive : soyez présentes au cours, il est difficile de récupérer les absences. On apprend plus en suivant en classe qu’en revoyant la matière ensuite.

Croyez en vous-mêmes, fixez-vous comme objectif pour l’année de terminer avec succès la formation et de vous constituer un bagage qui vous permettra d’avoir un emploi de qualité ensuite.

Le temps passe vite,  ça vaut la peine d’investir une année pour changer de vie, non ?

Elena Lanzoni




[1] L’acronyme DMZ vient de demilitarized zone et fait référence àest une étroite bande de terre séparant la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, une  zone tampon institué en 1954. NDLR.