Interview avec Babette de Leneer

support ICT au Service Public Fédéral Justice.

Après une formation Helpdesk chez Interface3, Babette de Leneer a décroché un emploi au Service Public Fédéral Justice. En charge du dépannage informatique des magistrats, elle nous dévoile son travail et nous raconte son parcours vers l’informatique.

 

Peux-tu nous expliquer ton travail au quotidien, dans le service Desk du SPF Justice ?

Pour commencer, il faut dire que déjà quand j’étais en stage, j’ai commencé à m’occuper des magistrats. Ensuite,  je me suis, pour ainsi dire, « spécialisée », au point qu’aujourd’hui les « tickets » des magistrats me sont automatiquement attribués. Par ailleurs, ce sont parfois les magistrats eux-mêmes qui demandent que ce soit moi qui  les aide !

Les magistrats sont un public bien spécifique : ils sont en audience pendant la journée. Je m’occupe donc de leur PC parfois en fin d’après-midi. Je me connecte à leur ordinateur à distance et j’accomplis les dépannages et les mises à jour demandées. Le plus souvent, je finis par faire un check-up général et je prends le temps de tester que tout fonctionne bien avant de quitter.

Je m’entends très bien avec « mes utilisateurs » et je pense qu’ils sont conscients de la qualité de mon travail. Je sais que mes interventions sont souvent plus longues que la moyenne, mais elles sont moins fréquentes pour un même utilisateur : je soigne la qualité afin de réduire la quantité !

Qu’est-ce que tu aimes le plus, dans ton travail ?

La satisfaction des utilisateurs est très gratifiante, c’est beau de trouver une solution à leurs problèmes ! Je trouve que les mails de remerciement sont les meilleures cartes de visite que l’on peut avoir. Je prends également un grand plaisir à répondre à leurs questions et je suis contente de constater qu’ils deviennent autonomes pour certaines petites choses. Je pense avoir dans ma personnalité une bonne dose d’esprit pédagogique, d’envie d’aider et de patience. L’ambiance dans le service est également très chouette, l’entraide entre collègues est de mise. Nous avons la possibilité de passer des certifications, comme tout récemment la certification MS Windows 7.

Tu as été engagée, avec 2 autres apprenantes d’Interface3, toute de suite après ton stage. Peux-tu nous raconter comment ça s’est passé ?

Nous étions 3 en stage final de 6 semaines au sein du service Helpdesk. Nous nous sommes lancées très rapidement dans le travail, en répondant à des appels téléphoniques sous le regard vigilant des collègues plus expérimentés. Nous avons organisé l’apprentissage de nombreuses tâches en allant en exploration dans les différents bureaux. Je crois que tout le monde a pu constater notre enthousiasme, notre envie d’apprendre et de faire. Notre attitude et la chance de tomber au moment où les engagements étaient possibles ont fait le reste. Renata Jablonska est désormais une experte hardware, et Soubida El Kaddouri fait ses armes dans le service Network,… Que demander de plus ?

Faisons un pas à l’arrière : raconte-nous comment tu as commencé ta formation chez Interface3… Est-ce le hasard qui t’a fait découvrir l’informatique ?

J’étais déjà passionnée d’informatique avant de m’inscrire chez Interface3. Depuis mon expérience professionnelle dans le hardware, j’ai toujours aimé les ordinateurs. Ensuite, quand j’étais animatrice, j’avais remarqué que l’informatique intéressait beaucoup les jeunes, surtout dans les quartiers les plus défavorisés, où ils ne sont pas nombreux à avoir un PC à la maison. J’ai eu envie de travailler avec eux autour de l’informatique, d’organiser des ateliers. C’est pourquoi je m’étais inscrite à un bachelier en informatique en cours du soir, que j’ai par la suite abandonné…

Pourquoi avoir abandonné un bachelor en informatique et avoir choisi Interface3 ?

Au bachelor, j’étais la seule femme dans un groupe d’hommes. Je n’ai rien contre, en principe, bien au contraire ! Mais j’ai constaté un certain machisme ambiant qui m’a déplu. A mes questions, le formateur donnait son explication d’un air ennuyé et terminait avec son petit sourire et sa petite phrase « c’est facile ! », alors que la matière enseignée ne l’était pas du tout ! Et de petits rires s’en suivaient. Au départ, je pensais que les autres comprenaient tout et que j’étais la seule à avoir de soucis. Après, j’ai réalisé que ce n’était pas le cas : il y en avait d’autres qui avaient du mal à suivre et qui n’osaient pas poser des questions… Comme si c’était une honte, alors que nous étions là pour apprendre ! Dans ce genre de situations, les filles sont les premières à lâcher, mais elles ne sont pas les seules…

Chez Interface3, tout était différent : aucune peur de poser des questions, possibilité d’expérimenter les  technologies... Cours intéressants, la coordinatrice de la formation, Doris Bitini, super ! Il y a sans doute des choses à améliorer, par exemple, le fait d’avoir des bases différentes dans un même groupe peut être un frein pour certaines, mais globalement, j’ai appris beaucoup pendant la formation.

Après plus que deux ans de la fin de ta formation, que penses-tu qu’Interface3 t’a donné ?

Une nouvelle vie : un boulot que jamais je n’aurais cru pouvoir décrocher.  Les cartes en main pour le métier informatique que je voulais faire. J’ai un travail que j’ai envie de faire au mieux : un objectif très clair ! C’est génial !

Elena Lanzoni